Trop loin

Parfois en plein cœur de la nuit Je m’en vais battre les chemins Je marche en de nouveaux pays Loin du tapage des humains Et si je plonge mon regard Parmi les flots de l’infini J’ai la raison qui s’égare … Qui s’égare… qui s’égare. J’ai des fantômes à mes basques Des ombres follettes et fantasques Ce sont des fées et des lutins Des farfadets, des diablotins Comme moi, ils lèvent les yeux Vers la magnificence des cieux Cet impensable lointain… Lointain… trop loin… Bien trop loin pour mettre les voiles, Pour suivre les étoiles filantes et bien trop loin Pour entendre les anges qui chantent encore trop loin Pour nos questions étranges sans réponses apparentes, Pour soulever les voiles, dépeindre les toiles, Tracer d’autres sentes, plus intéressantes Une licorne de blanchelune Légère, se pose sur une dune Doucement, je m’approche d’elle Et je lui grimpe entre les ailes Chevaucheurs d’éternité Il y a des runes à déchiffrer L’éther recèle tant des secrets… Secrets…sacrés Parfois en plein cœur de la nuit Je m’en vais battre les chemins Je marche en de nouveaux pays Jusqu’à cette heure où s’évanouit Sous les écumes du matin Le rivage d’un lendemain Si vaguement incertain…incertain… Trop loin… ← Retour page Compos