Promenade à l’automne

Au gré des sentes d’une belle campagne Dans les ors et les bruns de l’automne, mes pas Accompagnent en cadence, mes songes qui dansent Et s’élancent en silence. Au bras des feuilles mortes, ils valsent, ils s’enlacent Et le vent les embrasse et le vent les emporte Faner leur deuil en ocre suaire Tout en haut d’un grand chêne Une grive égrène une mélopée Qui me parle de givre Une berceuse annonçant à la ronde, l’hiver Qu’il est temps pour le monde De se lover au creux bien chaud de sa sève De ses rêves… une douce trêve Car bientôt, mille fleurs de printemps germeront Au fond de nos cœurs Marcel Tournier Paroles Aymeric Jullien ← Retour page Compos